À ce jour, la pétition a été signée par quelque 4 000 personnes, dont :
Par ailleurs, il est à noter que le tout nouveau député du comté fédéral d’Outremont, M. Thomas Mulcair, s’est engagé par écrit à déposer la pétition à la Chambre des communes. Cependant, aucun député provincial ne s’est encore montré intéressé à le faire à l’Assemblée nationale du Québec.
les soussignés exhortent l’Assemblée nationale du Québec d’abroger la fonction de lieutenant-gouverneur et d’en confier les responsabilités au Président de l’Assemblée nationale du Québec.
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date : 2007/06/18
titre : Pour l’abolition du poste!
source : Le Journal de Québec
Un mouvement souverainiste profite du scandale qui a éclaboussé Lise Thibault pour lancer une pétition qui réclame l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur.
Lancée officiellement hier dans le bulletin électronique de l’organisme Le Bouc émissaire, la pétition a déjà recueilli 350 signatures. Et les responsables entendent mettre toute la gomme cet été pour que s’allonge la liste.
« Nous voulons la remettre à un député — de préférence du Parti québécois — afin qu’il la dépose à l’Assemblée nationale cet automne », précise le président du Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES), Sasha Gauthier.
Créé en décembre 2005, le MES — qui dit avoir 700 membres — estime que le peuple du Québec est uniquement représenté par l’Assemblée nationale et il dénonce du même souffle le système monarchique imposé aux provinces.
« Le poste de lieutenant-gouverneur est un symbole de la monarchie. Et la monarchie est un droit de sang qui est non démocratique. Pour nous, c’est un anachronisme flagrant qui est contraire aux valeurs québécoises », insiste Sasha Gauthier.
En lieu et place d’un représentant de la reine d’Angleterre, le MES préférerait que le chef d’État du Québec soit élu directement par la population ou indirectement par les membres de l’Assemblée nationale.
« Le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec ont dit qu’ils souhaitaient l’adoption d’une Constitution du Québec. Ce serait le moment idéal pour inscrire qui est le chef du Québec et comment on le choisit », estime M. Gauthier.
Le député péquiste Daniel Turp, qui a déposé un projet de loi privé de Constitution québécoise le 22 mai dernier, n’a pas voulu commenter la pétition.
Occupé par l’étude des crédits budgétaires, le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoit Pelletier, n’était pas disponible pour une entrevue hier. Les responsables de l’ADQ n’ont pas rappelé le Journal.
L’abolition du poste de lieutenant-gouverneur nécessiterait un amendement constitutionnel formel qui requerrait la permission des 10 provinces, du Sénat et du Parlement canadien.
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« […] ce ‹ nous › ne désigne pas que les Québécois francophones de souche, ceux qu’on a longtemps appelés ‹ Canadiens-français ›. Mon ‹ nous › francophone inclut les Tremblay, certes, mais c’est aussi celui des Smith, des Nguyen et des Al-Kadr, et de tous les parlants français qui habitent le Québec. Ce ‹ nous ›, c’est celui d’une communauté linguistique qui regroupe tous les francophones, sans égard à l’origine ethnique, à la religion ou à la couleur de leur peau. C’est un ‹ nous › qui a posé le pied en Amérique il y a 400 ans et qui se tisse et se métisse depuis. »
« Moi, je pense que c’est un ‹ nous › bien semblable à celui qu’avait dit Jacques Parizeau en 1995. Ce ‹ nous-là › c’est tous ceux qui vivent en français, et pas juste les Québécois de souche. […] J’ai des amis qui sont anglophones de souche de Westmount, qui sont dans ce nous-là, parce qu’ils sont francophiles, parce qu’ils parlent français, parce qu’ils vivent en français. »
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L’apparition d’un État est un fait primaire qui précède le droit et dont le droit prend acte une fois qu’il est matérialisé. Un nouvel État apparaît lorsque des autorités politiques effectives et stables sont mises en place. Autrement dit, le fait précède le droit.