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date : 2010/08/17 titre : La monarchie, enjeu électoral? auteur : Radio-Canada, Agence France Presse, Associated Press source : Radio-Canada
La monarchie, enjeu électoral?
La reine Élisabeth II et le duc d'Édimbourg à leur départ de l'aéroport d'Ottawa au terme de leur visite au Canada cet été.
En Australie, la première ministre et chef du Parti travailliste, Julia Gillard, a déclaré mardi que son pays devrait rompre ses liens avec la monarchie britannique lorsque le règne de la reine Élisabeth II sera terminé.
Cette déclaration survient quelques jours seulement avant que 14 millions d'Australiens ne soient conviés aux urnes pour des élections législatives qui s'annoncent serrées.
Le plus récent sondage accorde une légère avance au parti travailliste (centre gauche) de Mme Gillard sur la Coalition libérale nationale (droite), que dirige Tony Abbott.
« Je pense que ce pays devrait être une république. Je crois également que ce pays a beaucoup d'affection pour la reine Élisabeth », a déclaré Mme Gillard, qui est devenue, il y a deux mois, la première femme à diriger le gouvernement australien.
« En tant que première ministre, j'aimerais que nous oeuvrions à un accord sur le modèle de république, mais je pense que le moment approprié pour que cette nation devienne une république interviendra au changement de monarque », a-t-elle ajouté.
Mme Gillard a précisé qu'elle espère que la reine vive « encore longtemps » et qu'il y a de bonnes chances pour que cela se produise, considérant l'âge atteint par sa mère.
Élisabeth II a 84 ans, et on ne lui connaît aucun problème de santé grave. Sa mère a vécu jusqu'à l'âge de 101 ans.
M. Abbott, qui a déjà présidé le mouvement en faveur du maintien d'une monarchie constitutionnelle, soutient pour sa part qu'il ne voit pas la nécessité de rouvrir ce débat, qui a eu lieu une première fois à la fin des années 90.
« Je crois que nos arrangements constitutionnels ont bien fonctionné dans le passé et je ne vois aucune raison pour laquelle ça ne serait pas le cas à l'avenir », a-t-il dit. « Bien qu'il puisse encore se produire des épisodes favorables aux républicains dans ce pays, je suis loin d'être sûr que des changements significatifs puissent survenir de notre vivant ».
Lors d'un référendum tenu en 1999, les Australiens se sont prononcés contre le passage à une république. Le projet qui prévoyait que l'élection du futur chef de l'État soit du ressort des députés, et non de la population, avait rebuté certains républicains. Le projet avait été rejeté par 55 % des électeurs.
La reine demeure donc la chef de l'État de l'Australie. Comme au Canada, elle est représentée par un gouverneur général, qui ne joue aucun rôle dans la vie politique, sinon celui de promulguer officiellement les lois. Son visage apparaît aussi sur la monnaie.
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