date : 2007/09/08
titre : Agir pour le Québec
auteur : Simon Boivin
source : Le Soleil 

Agir pour le Québec

En attendant l’indépendance, Pauline Marois est favorable à ce que des « gestes de souveraineté » soient posés pour accroître l’autonomie du Québec.

« La question des gestes de rupture, ce n’est pas là-dessus qu’il faut qu’on s’accroche, a noté Manuel Dionne, porte-parole de Mme Marois, hier. Mais on va être sur tous les fronts où le Québec peut avancer. Ça peut être considéré comme des gestes de souveraineté. »

Jeudi, un président d’association de circonscription de Québec a fait part de sa volonté que Mme Marois mette à son agenda des actions qu’il qualifiait indifféremment de gestes « de rupture » ou « de souveraineté » : rapatriement de responsabilités, de points d’impôt, adoption d’une Constitution québécoise, abolition du poste de lieutenant-gouverneur, création d’un CRTC québécois.

« Ça reste de la sémantique, mais on ne voit pas où est la rupture dans tout ça, note M. Dionne. C’est plus des gestes d’avancement. »

La chef du PQ s’est déjà dite favorable à l’idée d’une Constitution du Québec, indique-t-il. Et la récupération de points d’impôt est réclamée depuis longtemps. « Il faudra évaluer les gestes un à un, mais quand ça se posera, si ça fait avancer le Québec, Mme Marois sera là », assure le porte-parole.

Il n’est toutefois pas question de commencer à parler de « gestes de souveraineté » pendant sa campagne électorale dans Charlevoix. « Il ne faut pas mélanger les choses, explique M. Dionne. Il n’y a pas de plateforme politique de ce genre-là. Une partielle, c’est sur des enjeux beaucoup plus locaux. »

Le PQ n’hésitera pas à appuyer des projets de loi de l’ADQ, qui a intégré à sa plateforme électorale des éléments comme une Constitution et une citoyenneté québécoises, s’ils font « avancer le Québec ». « Sur ces questions-là, il n’y a pas de partisanerie qui a sa place », dit l’attaché de presse.