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date : 2007/09/08 titre : Des précisions sur le « nous » auteur : Bernard Drainville source : La Presse
Des précisions sur le « nous »
André Pratte m’interpelle dans son éditorial du 4 septembre dernier. Je le cite:
« Tout le monde peut faire partie du ‹ nous ›, mais il ne faut pas être gêné de dire que ce ‹ nous › parle français, a expliqué le député Bernard Drainville. Il faut donc parler français pour être du camp du ‹ nous ›? Qu’en est-il de ceux des musulmans francophones dont les pratiques religieuses irritent tant la majorité? »
Je répondrai qu’eux aussi font partie de ce « nous » francophone, pluraliste et inclusif que nous voulons construire au Québec. Contrairement à ce que l’éditorialiste écrit, ce « nous » ne désigne pas que les Québécois francophones de souche, ceux qu’on a longtemps appelés « Canadiens-français ». Mon « nous » francophone inclut les Tremblay, certes, mais c’est aussi celui des Smith, des Nguyen et des Al-Kadr, et de tous les parlants français qui habitent le Québec. Ce « nous », c’est celui d’une communauté linguistique qui regroupe tous les francophones, sans égard à l’origine ethnique, à la religion ou à la couleur de leur peau. C’est un « nous » qui a posé le pied en Amérique il y a 400 ans et qui se tisse et se métisse depuis. Comme le disait si bien Pauline Marois: « L’histoire est un train en marche. Chacun y monte depuis la gare qui est la sienne et fait partie du voyage. Il n’est pas nécessaire d’être né ici pour être passager de notre histoire. » Bref, notre « nous » francophone forme la communauté majoritaire au sein du « nous » québécois, lequel désigne tous les habitants du Québec.
Bernard Drainville
Député péquiste de Marie-Victorin
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