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date : 2007/06/21 titre : Le chef et la monarchie auteur : Willie Gagnon source : Métro

Le chef et la monarchie
POLITIQUE.
Un chef d’État, ça coûte cher.
Un chef d’État, ça ne sert pas du « baloney ».
Le véritable problème avec le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, ça n’est très certainement pas la quantité d’argent qu’il coûte à entretenir, mais bien plutôt la nature de ce qu’il représente : une monarchie étrangère.
La fonction de chef d’État est une fonction essentielle pour un État. Un chef d’État doit représenter la pérennité des institutions. Un chef d’État doit assurer la continuité de l’État entre les différents gouvernements.
Dans le cadre actuel, le chef de l’État du Québec est nommé par le représentant d’une nation qui n’a pas son foyer national au Québec. Autrement dit, le chef de l’État du Québec lui est imposé par une nation étrangère.
Qui plus est, l’institution même de lieutenant-gouverneur représente la royauté de cette nation étrangère. Tout ça est totalement antidémocratique.
À bas la monarchie! À bas la monarchie étrangère! Vivement un chef d’État élu au Québec!
C’est une question de démocratie. Le Canada aura l’air parfaitement con le jour où il essaiera de nommer un représentant de sa reine à la tête d’un État qui aura déjà élu son propre chef.
WILLIE GAGNON, OFFICIER DU MOUVEMENT POUR UNE ÉLECTION SUR LA SOUVERAINETÉ
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