date : 2007/05/09
titre : Boisclair cède
auteur : Tristan Péloquin
source : La Presse 

Boisclair cède

Le mouvement souverainiste salue la décision du chef

Craignant que la grogne au sein du PQ fasse dévier la machine de son principal objectif, le mouvement souverainiste salue unanimement le départ du chef péquiste.

« C’est un départ qui se fait dans l’élégance et avec une certaine générosité. La démission de M. Boisclair clarifiera plusieurs choses au sein du mouvement souverainiste », estime le coprésident du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose.

« La gouvernance au PQ était minée, et le problème, quand il n’y a pas de gouvernance, c’est les risques de dérapage. Maintenant, il y a de l’espace pour qu’on discute franchement, pour qu’on réfléchisse, et surtout, pour qu’on mette sur pied un plan d’action précis », ajoute l’ex-président de la CSN.

Pour Guy Lachapelle, politologue à l’Université Concordia et candidat péquiste défait dans Fabre, il est impératif que cette période de réflexion mène à une nouvelle stratégie de promotion de la souveraineté. « Il faut qu’on cesse de parler de référendums et qu’on commence à parler de souveraineté pour de bon. Il faut que le mouvement fasse la promotion du projet souverainiste d’une façon qui convaincra la population de ses bienfaits. Parler uniquement de mécanique, ça ne mène nulle part », estime M. Lachapelle.

Selon lui, l’arrivée d’un nouveau chef risque d’être une bouffée d’air frais pour la cause. « Ce que j’entendais beaucoup au sujet d’André Boisclair, ce n’étaient pas tant des doutes quant à ses capacité de diriger un gouvernement, mais plutôt des questionnements sur sa capacité en tant que personne de nous mener à l’indépendance », poursuit le politologue.

M. Lachapelle croit que la tenue d’un grand congrès péquiste semblable à celui organisé par les libéraux fédéraux en 2006 serait un exercice favorable pour la circulation des idées.

De son côté, le Mouvement pour une élection sur la souveraineté a salué le fait que le chef péquiste fasse « ainsi passer la cause avant ses intérêts ». Le groupe demande la tenue d’un congrès qui portera à la fois sur les idées et sur la course au leadership.

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« C’est un départ qui se fait dans l’élégance et avec une certaine générosité », estime le coprésident du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose.