date : 2006/06/29
titre : Les choses sérieuses
auteur : Denis Julien

Les choses sérieuses

Il est maintenant l’heure de passer aux choses sérieuses.

Le dernier sondage Léger et Léger nous démontre que les québécois se cherchent, qu’aucuns partis y compris le nôtre ne réussissent à mobiliser l’électorat.

Il y a péril en la demeure. Les valeurs de la droite fondamentaliste américaine commencent à faire des petits du côté du Canada anglais. Ce n’est qu’une question de temps pour que nous ayons au fédéral un gouvernement conservateur majoritaire. Ce qui serait une catastrophe nationale pour le Québec. Nous québécois et québécoises, partageons des valeur différentes. Nous sommes une société généreuse. Nous croyons à l’égalité, aux partages, à la solidarité. On a qu’à penser à nos programmes sociaux qui ne sont pas parfaits mais qui font l’envie de beaucoup de gens. Nous souhaitons en très grande majorité que les fonds publics servent à la santé et l’éducation plutôt qu’à des fins militaires, la construction de pénitenciers ou à l’augmentation des effectifs policiers. Nous ne voulons pas d’une société paranoiaque dont la sécurité devient une pathologie. Nous sommes un peuple pacifique. Nous ne sommes pas reconnu comme des agresseurs ou des oppresseurs. Nous croyons au respect de la nature, à l’environnement.

Nous constatons avec stupeur les effets dévastateurs du développement accéléré de l’industrie pétrolière de l’ouest. On apprenait dernièrement dans les journaux que ce boum pétrolier est en train de provoquer une hausse importante du dollar canadien et la destruction de l’industrie manufacturière québécoise.

Il faut mettre en garde les citoyens de la capitale sur les intentions réelles de Stephen harper concernant l’avenir de notre ville. Les conservateurs veulent en faire une ville militarisée. Elle doit demeurer la ville du patrimoine mondial qu’elle s’est méritée. Elle doit demeurer la capitale politique du Québec, siège de notre Assemblée Nationale. Elle doit demeurer la ville culturelle et touristique que des milliers de touristes visitent chaque année. Une ville de paix !

C’est le temps d’offrir à nos concitoyens et concitoyennes une option claire, courageuse. C’est le temps de leurs parler d’une élection sur la souveraineté.

En effet, nous les souverainistes québécois devons dire haut et fort que nous ne voulons plus prendre le pouvoir pour se retrouver dans l’obligation de gérer la province de Québec avec un demi budget, des demis pouvoirs, la moitié de nos impôts, ce qui a pour effet de nous mettre une véritable camisole de force. Nous refusons cette donne. Nous refusons de jouer cette joute empoisonnée que nous connaissons trop bien.

Le Parti Québécois doit se présenter devant les québécois avec la ferme intention de réaliser la souveraineté dès la prise du pouvoir.

La première étape sera de faire élire le Parti Québécois qui tiendra un discours franc sur ses intentions. Un vote pour le PQ sera un vote pour faire du Québec notre pays. Il n’est pas exclu que ce soit un nouveau parti qui accomplisse cette première étape.

La deuxième étape sera de déclarer à l’Assemblée nationale, l’indépendance du Québec.

La troisième étape sera d’assumer la transition, régler la question de la dette, prendre possession des propriétés fédérales selon les règles de la succession d’état.

La quatrième étape sera d’élaborer la constitution du Québec souverain par une vaste participation de toute la société civile québécoise.

La cinquième étape sera de déclancher des élections générales afin de choisir parmi les partis politiques officiels, celui qui sera appelé à la gestion du premier budget d’un Québec souverain et de faire approuver la nouvelle constitution du Québec.

La sixième étape, le PQ se saborde puisque sa seule raison d’être est de faire du Québec, notre pays.

Ca, c’est un projet emballant !

C’était le projet emballant du Parti Québécois de 1970 et 1973.

C’est à cela qu’il faut revenir, c’est à cela qu’on doit convier nos concitoyens.

Denis Julien

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